Suite aux premières expériences réalisées, les grands annonceurs internationaux comme Coca-Cola, Starbucks et Mercedes-Benz adoptent une approche plus nuancée de l’utilisation des réseaux sociaux. Une fois de plus, l’expérience réelle du marché permet de réaliser des progrès notables dans l’utilisation de médias nouveaux.
Parmi les enseignements retenus, il faut veiller à ce que l’ensemble de l‘entreprise soit partie prenante du processus.
Par exemple, Coca-Cola a constaté que pour tirer parti efficacement des réseaux sociaux, il faut une prise de conscience à l’échelle de toute l’entreprise. Ceci signifie que les réseaux sociaux doivent être la propriété de l’ensemble de l’organisation, pas d’une seule personne ou d’un département. Le groupe a donc rassemblé des équipes d’un grand nombre de départements au sein desquels, la marque cherche à mettre en œuvre une approche coordonnée sur l’ensemble de ses opérations. C’est ainsi que deux cellules ont été mises en place, l’une pour le marché nord-américain et l’autre pour l’international. Ces groupes comprennent des représentants des médias, des responsables du marketing, des juristes, des spécialistes des relations publiques et d’autres fonctions de support de l’entreprise. Cette façon très coordonnée d’opérer a initié un forum important pour discuter de nouvelles initiatives.
Coca-Cola est actuellement l’un des utilisateurs les plus prisés de Facebook, où l’entreprise compte 5,3 millions de fans, et a également construit des modèles à succès comme MyCokeRewards.
D’un autre point de vue, un nombre croissant d’entreprises, comme Nestlé, sont obligées de se défendre contre le bouche à oreille négatif. Très récemment, le groupe Nestlé a été attaqué sur la problématique de l’huile de palme.
Le groupe Starbucks, de son côté, a engrangé jusqu’à environ 12.500 fans tous les jours depuis qu’elle a établi une présence sur Facebook en Novembre 2008. Aujourd’hui la marque est connectée avec 6,5 millions d’individus et base son activité sociale sur le principe «Nous faire des amis, pas des offres”, et ce alors que des réductions de prix ont toujours été perçues comme un excellent outil pour attirer les consommateurs.
Le constructeur automobile Mercedes-Benz a découvert la signification des nouveaux médias après avoir obtenu un aperçu des points de vue des étudiants de Harvard, de l’Université de New York, des Business Schools de Wharton et Kellogg. Pendant deux jours, l’organisation a mené des entrevues en profondeur auprès d’un échantillon d’étudiants. Ceux qui, en fait, constitueront sa prochaine génération de clients, en particulier pour l’entrée de gamme la nouvelle Mercedes Classe C, qui sera lancé en 2013.
Elle a constaté que ce groupe de «nés à l’ère du numérique» est très bien informé au sujet des marques, souvent en raison des expériences de recherches menées sur les services Web 2.0. Ces jeunes universitaires sont particulièrement axés sur des réseaux sociaux et ont pris l’habitude de se tourner vers ceux-ci comme leur première source d’information dans leurs décisions quotidiennes. À l’heure actuelle, Mercedes se trouve dans une “phase d’écoute et d’apprentissage” auprès de ce public, mais il envisage la possibilité de donner aux consommateurs influents des voitures pour un essai et, à l’avenir, créer des “ambassadeurs de la marque.”
Avril 2010
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© 2010 – Best Of Marketing – Bernhard Adriaensens – Consultant et Conférencier International en Marketing et Management